Prélèvements d'eau : la préfecture précise sa stratégie de réduction des volumes autorisés
نُشر بتاريخ ٢٥ يوليو ٢٠٢٦
La préfecture de la Charente a apporté des précisions sur l'arrêté d'autorisation unique de prélèvement (AUP), après la publication de chiffres relatifs aux volumes d'eau autorisés pour l'irrigation. Si les données relayées sont exactes, elles ne reflètent pas, selon l'État, la stratégie de réduction progressive mise en œuvre sur les bassins les plus fragiles.
L'arrêté fixe un cadre pluriannuel jusqu'en 2030. Pour la période d'étiage, 31,647 millions de m³ sont autorisés en 2026. La majeure partie de ce volume concerne le bassin de la Charente amont, alimenté par les barrages de Haute-Charente, tandis que les réductions portent principalement sur les affluents et les secteurs les plus en tension.
La préfecture souligne que 2026 constitue une année de transition, les cultures ayant déjà été implantées après un hiver particulièrement pluvieux. La baisse des volumes autorisés doit donc être appréciée sur l'ensemble de la trajectoire prévue jusqu'en 2030, sous-bassin par sous-bassin, et non à travers un volume global.
Les réductions les plus importantes concernent notamment le Né, l'Argence, l'Auge, le Bief ou encore l'Aume-Couture. À titre d'exemple, les volumes autorisés diminueront de 80 % sur le Né, passant de 220 000 à 40 000 m³ d'ici 2030, et de 60 % sur l'Argence, de 200 000 à 80 000 m³. Un volume de prélèvement au printemps est toutefois prévu sur ces secteurs afin d'accompagner la transition.
Au total, près de 7 millions de m³ ont déjà été retirés par rapport à la demande initiale. Pour la préfecture, cette approche vise à adapter progressivement les prélèvements aux réalités hydrologiques de chaque territoire et à préserver durablement la ressource en eau et les milieux aquatiques.

