Anciennes usines de Navarre - étude environnementale : questions fréquentes
Publié le 15 juin 2026
Anciennes usines de Navarre - étude environnementale : questions fréquentes
spécialisées dans des activités de fonderie et de transformation du cuivre. Elles ont émis des polluants dans l’environnement, notamment des métaux tels que le plomb et
le cadmium. Ces usines ont été définitivement fermées en 2004. Les métaux
émis pourraient toujours se retrouver dans les sols autours des anciennes
usines de Navarre. Afin d’effectuer les vérifications nécessaires, une étude
environnementale va être mise en place. Retrouvez les questions fréquentes ci-dessous.
Questions sur les usines de Navarre, les pollutions et l’étude environnementale à venir :
Quelles étaient les activités des anciennes usines de Navarre ?
Dès 1895, les anciennes Usines de Navarre à Évreux ont exercé une activité de fonderie et de transformation du cuivre (fonte et moulage du métal liquide, avant refroidissement). Puis, l’activité s’est développée dans les années en 1950-1960 avec la fabrication de barres et profilés laiton (mélange de cuivre et de zinc).
Le site relevait de la législation relative aux installations classées pour la protection de l’environnement sous le régime de l’autorisation.
Quels polluants ont pu être émis du temps du fonctionnement des usines de Navarre ?
Lors de son activité, le site a émis des rejets atmosphériques dans son environnement qui ont pollué la qualité de l’air du quartier de Navarre par des métaux : cuivre, zinc, plomb, cadmium, etc.
Ces retombées sous forme de poussières ont ainsi pu être inhalées ou ingérées (dépôt sur des surfaces, au sol, ..) par les populations proches, notamment sous les vents dominants du secteur (nord-est).
Que s’est-il passé sur ce site depuis sa fermeture ?
La liquidation judiciaire de la société des Usines de Navarre SA a été prononcée le 8 avril 2004. Plusieurs visites d’inspection ont alors eu lieu afin de constater l’état du site et en déduire les actions de mise en sécurité et de dépollution à mener.
En 2006, les conditions de réhabilitation du site ont été prescrites au liquidateur judiciaire des Usines de Navarre par arrêté préfectoral. En 2007, ce dernier a alors procéder à de premières opérations de nettoyage et d’enlèvements de déchets sur site.
En 2007, un promoteur privé a racheté les terrains du site industriel. Le démarrage des travaux de dépollution a été validé par la préfecture en 2009. Dans ce cadre, de 2013 à fin 2014, des travaux de démolition ont été initiés sans être terminés et les travaux de dépollution et de réhabilitation n’ont jamais débuté. Ce promoteur a été mis en liquidation en 2015.
En conséquence, en 2015, un second arrêté de mise en demeure et un arrêté de travaux d’office ont permis, sur somme consignée, de poursuivre entre 2016 et 2017 l’enlèvement de déchets et la sécurisation de l’accès au site par le liquidateur des Usines de Navarre.
En 2017, sur la somme consignée restante, de premières investigations ont été effectuées dans l’environnement extérieur de la friche afin d’évaluer la qualité des sols superficiels accessibles. Les résultats ont montré des impacts ponctuels en cadmium, plomb et zinc, pas assez significatifs pour poursuivre une intervention de manière urgente. Par ailleurs, les mesures réalisées dans les écoles n’ont pas mis en évidence de teneurs en plomb et en cadmium.
En 2019, l’agglomération Évreux Portes de Normandie est devenue propriétaire d’une partie de l’ancien site industriel pour le réhabiliter, avec l’intervention de l’Établissement public foncier de Normandie (EPFN). Parallèlement, afin de conserver la mémoire des pollutions présentes, un arrêté préfectoral a fixé des servitudes d’utilité publique (SUP) au droit des parcelles du site en 2019, complété par un arrêté préfectoral de secteur d‘information sur les sols (SIS) au droit de quelques parcelles complémentaires en 2021.
Pourquoi s’intéresser à la pollution du sol maintenant alors que les usines sont là depuis très longtemps ?
Des études ont été réalisées du temps du fonctionnement de l’usine (dans l’air notamment) puis, depuis sa fermeture, dans la perspective de la sécurisation du site et de son réaménagement futur.
Toutefois, peu d’études ont porté sur les sols à l’extérieur du site – seules deux études en 2004 et en 2017 ont été réalisées. Les résultats des prélèvements et analyses réalisés sont très parcellaires et les résultats très hétérogènes. Peu de prélèvements ont été réalisés dans des jardins individuels.
Par ailleurs, des agences d’expertises sanitaires nationales ont publié en 2023 et 2024 des méthodes et des valeurs repères dans les sols pour le cadmium, ce qui facilite aujourd’hui l’interprétation des résultats d’un point de vue sanitaire et permet, si besoin, d’orienter les habitants vers des prises en charge adaptées en matière de santé.
Enfin, les agences d’expertises sanitaires ont récemment alerté les pouvoirs publics sur les résultats des études de biosurveillance à l’échelle nationale, qui mettent en évidence que la population française présente une imprégnation élevée au cadmium, supérieure à de nombreux pays européens et aux Etats-Unis. Une attention particulière doit donc être portée à toutes les sources potentielles d’exposition, y compris les sources locales.
Comment peut-on ingérer des métaux présents dans les sols ?
Lorsque vous habitez dans une zone dont le sol est pollué, vous pouvez être exposés aux métaux qu’il contient de plusieurs façons. Vous respirez chaque jour de petites poussières de sol, à l’extérieur comme à l’intérieur des bâtiments. Il arrive que les petits enfants avalent directement de la terre. Vous pouvez également ingérer ces polluants en consommant des aliments (légumes, fruits, etc.) produits sur place. Les quantités sont faibles, mais l’exposition est régulière et prolongée. Votre organisme absorbe ces métaux. On dit alors qu’il y a une "imprégnation".
En quoi consiste l’étude qui va être réalisée ?
L’Agence de la transition écologique (ADEME) a été mobilisée pour la réalisation d’une étude de grande ampleur dans l’environnement proche du site, cadrée avec une méthodologie éprouvée. Elle permettra d’établir un état des lieux en tenant compte les usages recensés dans le quartier de Navarre.
Cette étude consiste, dans un premier temps, à recenser l’ensemble des usages sensibles (espaces extérieurs d’établissements recevant du public, jardins de maisons individuelles, etc.) dans un rayon de 500 m autour du site. Ce recensement va se dérouler de septembre à décembre 2026. Le périmètre pourra être adapté en fonction des résultats.
Dans un second temps, lorsque les usages sensibles auront été identifiés, une phase de prélèvements va être effectuée au niveau des sols, des végétaux (légumes) et des puits privés, afin d’y analyser la présence de métaux. Ces prélèvements nécessiteront l’accord préalable des personnes concernées, et se dérouleront entre janvier et février 2027 pour les sols, puis au printemps et à l’été 2027 pour les végétaux.
Les résultats donneront lieu à une restitution individuelle à partir de juin 2027, pour chaque usage sensible où des prélèvements auront été réalisés.
Qui finance et pilote cette étude ?
Le financement vient de fonds publics via l’ADEME (Agence de la Transition Écologique), dans le cadre d’une intervention en lien avec un site dit « à responsables défaillants ».
Un comité de pilotage est constitué par la préfecture, les services de l’État, DREAL Normandie et ARS Normandie, l’ADEME et la mairie d’Évreux.
Une transparence sur ces investigations sera apportée par une information régulière des riverains concernés.
Quelles suites après l’étude ?
Les suites dépendront des résultats de l’étude qui va être menée :
• Des recommandations sanitaires ciblées pourront être émises (ex. : arrêt des potagers pleine terre, mesures d’hygiène renforcées).
• Des mesures de gestion pourront être proposées en cas d’incompatibilité d’usage (exemple : remplacement de sols impactés…).
Questions générales sur les métaux concernés :
Quels sont les effets sur la santé du plomb ?
L’intoxication au plomb peut entraîner des conséquences graves notamment chez les enfants (baisse du quotient intellectuel, baisse de l’audition, problèmes de croissance, troubles neurologiques et digestifs), et les femmes enceintes (accouchement prématuré, avortement, retard cognitif pour l’enfant).
Cette intoxication est appelée saturnisme. Le saturnisme infantile est une maladie à déclaration obligatoire auprès de l’ARS et du Centre antipoison et de toxicovigilance (CAPTV). Pour en savoir plus sur les effets du plomb sur la santé : site du ministère de la santé : https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/batiments/article/effets-du-plomb-sur-la-sante
Le traitement du saturnisme repose principalement sur l’arrêt de l’exposition au plomb par l’application des recommandations sanitaires comme le lavage des mains et le retrait, quand cela est possible, de la source de pollution. En cas d’identification de taux très élevés de plomb dans le sang, un traitement spécifique peut être introduit en milieu hospitalier pour faire baisser ce taux plus rapidement.
Quelles sont les sources d’exposition au plomb en France ?
Le plomb est naturellement présent dans la croûte terrestre et donc dans l’environnement. Toute la population y est donc plus ou moins exposée par l’alimentation, les contacts main-bouche qui amènent à avaler des poussières ou des particules de sol, le tabagisme actif ou passif. Du fait de sa large utilisation industrielle et domestique, dans le passé, certaines personnes peuvent subir une surexposition spécifique, résultant de leur activité professionnelle, de leur habitat ou lieu de vie (notamment via les peintures au plomb qui peuvent être présentes dans les logements anciens), mais également de leurs loisirs ou habitudes de vie et pratiques (tabagisme, cuisine dans des céramiques artisanales importées, certains maquillages Kohl traditionnels…).
Quelles sont les recommandations sanitaires en lien avec le plomb dans les sols et les environnements industriels ?
Le Haut conseil de la santé publique formule des conseils hygiéno-diététiques pour les personnes résidant à proximité d’un site industriel émetteur de plomb ou pollué par le plomb :
- Veiller à essuyer et retirer ses chaussures et celles de l’enfant en entrant.
- Veiller à un nettoyage humide fréquent du logement (serpillière), surtout en habitat pavillonnaire, pour limiter l’accumulation de poussières riches en plomb.
- Ne pas laisser les enfants jouer à l’extérieur sur un sol nu.
- Laver fréquemment les jouets et les « doudous ».
- Éviter la consommation des végétaux cultivés sur les anciens sites industriels ou à proximité de site industriel (surtout légumes à feuilles et fruits)
- Veiller à une hygiène stricte de l’enfant et de la femme enceinte : lavage des mains fréquent et systématique avant tous les repas, ongles courts et éviter de se les ronger.
- chez l’adulte : limiter les autres sources de plomb , notamment le tabagisme.
Quels sont les effets sur la santé du cadmium ?
Le cadmium peut se cumuler plusieurs dizaines d’années dans l’organisme avant d’être éliminé.
Une exposition prolongée peut entraîner des effets graves sur la santé : atteintes rénales, fragilité osseuse, risques cardiovasculaires, effets sur le neurodéveloppement.
Le cadmium est classé comme cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction. Il est aussi suspecté d’induire d’autres cancers (pancréas, vessie, prostate et sein).
A l’heure actuelle il n’existe pas de traitement spécifique pour les personnes ayant été exposés au cadmium. La prise en charge repose sur l’arrêt de l’exposition, et l’application des recommandations sanitaires pour limiter son exposition.
En cas de taux de cadmium dans les urines supérieur à la valeur de référence, il est conseillé de vérifier d’éventuelles carences en fer, en calcium ou en zinc. Si des carences sont détectées, elles doivent être corrigées rapidement, car elles peuvent favoriser l’absorption du cadmium.
Quelles sont les sources d’exposition au cadmium en France ?
L’ensemble de la population est exposé au cadmium. La source principale est l’alimentation (part estimée à 90% chez les non-fumeurs).
Les aliments qui contribuent le plus à notre exposition au cadmium dépendent à la fois de leur teneur en cadmium et de leur fréquence de consommation.
Les principaux aliments contributeurs pour les Français sont des aliments du quotidien à base de blés et de céréales : céréales du petit-déjeuner, pain et produits de panification sèche, viennoiseries, pâtisseries, gâteaux et biscuits sucrés, pâtes, ainsi que le riz et blé raffinés, les pommes de terre et certains légumes.
D’autres aliments présentent des teneurs plus élevées en cadmium, comme les mollusques, les crustacés, les algues, et les abats.
Moins consommés de manière générale, ils peuvent toutefois contribuer de manière significative à l’exposition des personnes qui en consomment fréquemment.
Les sols sont naturellement plus ou moins riches en cadmium mais sur l’ensemble du territoire, les engrais phosphatés minéraux sont la source majeure de contamination des sols et donc de l’alimentation, notamment les engrais importés.
Le tabagisme est le principal déterminant non alimentaire de l’exposition au cadmium dans la population générale.
Les sols pollués par des activités industrielles ou minières constituent également des situations d’exposition du fait d’une exposition directe des riverains aux sols, poussières et à la contamination des jardins potagers.
Documents d’information pour réduire son exposition au cadmium Lien vers le site de l’assurance maladie : Comment réduire son exposition au cadmium ? | ameli.fr | Assuré
Quelles sont les recommandations sanitaires en lien avec la présence de cadmium dans les sols ?
Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) pour se protéger de la contamination au cadmium des sites et sols pollués par une activité industrielle sont les suivantes :
- Limiter la consommation de légumes cultivés dans des jardins individuels ou de végétaux issus de la cueillette locale et de varier l’origine des aliments et les quantités consommées,
- Si la personne vit ou séjourne avec des enfants de moins de 7 ans, il est recommandé de les protéger, en particulier ceux âgés de 6 mois à 4 ans, de l’ingestion de poussières et de terre en évitant de les laisser jouer directement sur le sol, leur coupant les ongles courts, leur lavant souvent le visage, en même temps que les mains, ainsi que systématiquement avant les repas, évitant les revêtements textiles (tapis, moquettes) sur les sols des pièces où ils sont le plus souvent, nettoyant fréquemment les sols des espaces intérieurs, des terrasses, des balcons et les rebords de fenêtres avec un linge humide (le balayage à sec est à proscrire), lavant fréquemment leurs vêtements, jouets et doudous.
Quels sont les risques liés au zinc ?
Le zinc est un oligo‑élément, c’est‑à‑dire un minéral présent en faible quantité dans notre organisme, mais indispensable à son bon fonctionnement.
Les connaissances sur l’effet d’une exposition prolongée au zinc sont limitées, et il n’existe pas actuellement de recommandations sanitaires associées à une exposition environnementale.
Questions sur les recommandations sanitaires pour les riverains des anciennes usines de Navarre :
Quels sont les voies d’exposition possibles pour les riverains aujourd’hui ?
Les principales voies d’exposition sont :
• L’alimentation autoproduite (légumes cultivés dans des sols pollués).
• L’ingestion de poussières ou de sols impactés (enfants jouant sur des sols nus, personnes se rongeant les ongles…).
Pour les riverains des anciennes usines de Navarre, quelles sont les recommandations sanitaires dans l’attente des résultats de l’étude ADEME ?
En l’état actuel des connaissancesconcernant l’exposition environnementale sur le site, il est rappelé les conseils hygiéno-diététiques habituels qui, de façon générale, permettent de limiter les risques d'exposition à tout polluant dans l’environnement
- bien laver et éplucher les fruits et légumes ;
- manger varié et équilibré en veillant à diversifier à la fois la nature et la provenance des fruits, légumes, féculents et céréales consommées
- Limiter les autres sources de cadmium et de plomb, notamment le tabagisme.
Si vous vivez ou séjournez avec des enfants de moins de 7 ans, il est recommandé de les protéger de l’ingestion de poussières et de terre en :
- évitant de les laisser jouer directement sur les sols extérieurs nus (terre, boue etc.) ;
- leur coupant les ongles courts ;
- leur lavant les mains souvent dans la journée, ainsi que systématiquement avant les repas
- lavant fréquemment leurs vêtements, jouets et doudous ;
- se déchaussant dans le logement ;
- nettoyant régulièrement les sols en privilégiant un nettoyage humide.
Pour les habitants qui consomment régulièrement les fruits et légumes de leur jardin, un dépistage de l’exposition au cadmium et au plomb leur est recommandé à titre préventif, dans l’attente des résultats des analyses de sols qui seront réalisées. Les personnes concernées sont invitées à prendre contact avec leur médecin traitantqui prescrira ce dépistage auprès d’un laboratoire d’analyses médicales. En l’absence de médecin traitant, il conviendra de s’adresser au centre de santé municipal de Navarre ou de contacter le SAS au 116-117. Ces analyses médicales seront prises en charge par l’Agence régionale de santé jusqu’à leur remboursement par l’Assurance maladie.
Je suis enceinte, est ce qu’il y a un risque pour le futur enfant et moi-même ? Puis je allaiter mon enfant ?
En l’état actuel des connaissances, et dans l’attente des résultats de l’étude, il convient de suivre les mêmes recommandations que celles de la population générale qui permettent de limiter les expositions.
Si vous consommez régulièrement les fruits et légumes de votre jardin, un dépistage de l’exposition au cadmium et au plomb est recommandé à titre préventif, dans l’attente des résultats des analyses de sols qui seront réalisées. Dans ce cas, ou si vous en éprouvez le besoin, vous êtes invités à consulter votre médecin traitant ou le professionnel de santé qui suit votre grossesse.
Il n’y a pas de raison d’arrêter l’allaitement de l’enfant, qui présente, par ailleurs, de nombreux bénéfices pour sa santé et celle de sa mère.
Les fruits et les légumes de mon jardin sont-ils consommables ?
Il est recommandé de suivre les recommandations sanitaires dédiées à la population générale rappelées ci-dessus.
Il est notamment recommandé de varier l’origine des aliments et éviter de consommer uniquement les fruits et légumes du jardin.
Par ailleurs quelle que soit l’origine des aliments, il convient de bien laver les fruits et les légumes avant de les consommer.
Si vous consommez régulièrement les fruits et légumes de votre jardin, un dépistage de l’exposition au cadmium et au plomb est recommandé à titre préventif, dans l’attente des résultats des analyses de sols qui seront réalisées. Dans ce cas, vous êtes invités à consulter votre médecin traitant ou à défaut de médecin traitant, le centre de santé municipal de Navarre ou le SAS au 116-117, qui vous prescrira ce dépistage auprès d’un laboratoire d’analyses médicales.
Documents d’information pour réduire son exposition au cadmium : Lien vers le site de l’assurance maladie : Comment réduire son exposition au cadmium ? | ameli.fr | Assuré
Les enfants peuvent-ils jouer dans le jardin ?
Il convient de suivre les mêmes recommandations que celles de la population générale (rappelées ci-dessus) qui permettent de limiter les expositions.
Les enfants peuvent jouer à l’extérieur, mais il convient d’éviter de les laisser jouer directement sur les sols nus (terre visible avec absence de pelouse, boue etc.)pour éviter l’ingestion d’éventuelles poussières et de terre. Les chaussures et habits souillés seront retirés en entrant dans le logement.
Il est recommandé de laver fréquemment les mains et systématiquement après toute fréquentation d’espaces extérieurs et avant tous les repas, de couper les ongles courts et de ne pas les ronger. Le logement et ses extérieurs (balcon, terrasse, rebords de fenêtres) devront idéalement faire l’objet de nettoyages humides (serpillère, brossage avec de l’eau).
Je pêche dans l’Iton et consomme les produits issus de ma pêche, est ce problématique ?
Il convient de suivre les recommandations sanitaires dédiées à la population générale rappelées ci-dessus. Il est notamment recommandé de varier l’origine des aliments et les quantités consommées. Les poissons étant pour certains capable d’accumuler certains polluants (issus des différentes zones qu’ils fréquentent), il est souhaitable de diversifier le type de poissons consommés et leur origine.
Pour plus de précisions sur les produits de la pêche : Poissons et produits de la pêche : synthèse des recommandations de l’Agence | Anses - Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
Je souhaite disposer d’un avis médical, quelles démarches effectuer ?
Le centre régional des pathologies professionnelles et environnementales du CHU de Rouen et l’Agence régionale de santé ont assuré l’information des professionnels de santé intervenant notamment sur le quartier de Navarre pour leur permettre de répondre aux interrogations de leurs patients si besoin.
En complément de ces recommandations hygiéno-diététiques et si vous en éprouvez le besoin, vous pouvez ainsi consulter :
- votre médecin traitant ou le médecin qui suit vos enfants (si votre médecin n’exerce pas sur le territoire Evreux Portes de Normandie, vous pouvez lui indiquer qu’il peut prendre contact avec le centre régional des pathologies professionnelles et environnementales, ou le centre anti poison et de toxicovigilance qui évaluera l'opportunité de réaliser des examens complémentaires),
- si vous n’avez pas de médecin traitant, le centre de santé municipal de Navarre ou le Service d’accès aux soins (SAS) au 116-117.
Obligations propriétaire-acquéreur, locataire
Je suis propriétaire bailleur que dois-je faire ?
J’informe mon locataire du lancement de cette étude et je l’invite à s’associer à l’étude s’il est contacté par l’ADEME et à rester informé des résultats et des conclusions.
Je suis locataire et j’ai été contacté par l’ADEME, que dois-je faire ?
J’informe mon propriétaire du lancement de cette étude et je l’invite à rester informé des résultats.
Je suis propriétaire et j’envisage de vendre mon bien. Que dois-je faire ?
J’informe le potentiel acquéreur du lancement de cette étude et des résultats si des prélèvements ont été effectués sur mon terrain.

