Le préfet du Finistère réunit la cellule de veille « sécheresse agriculture » pour le déploiement du plan « Canicule, adaptation, sécheresse, incendies »
Publié le 15 octobre 2026
Le préfet du Finistère réunit la cellule de veille « sécheresse agriculture » pour le déploiement du plan « Canicule, adaptation, sécheresse, incendies »
Les exploitations agricoles du Finistère ont été fortement affectées par les conditions météorologiques de l’été 2026, avec des impacts particulièrement importants pour les filières d’élevage, et productions, légumières, maraîchères.
Le vendredi 4 septembre, la ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, a annoncé un plan national exceptionnel de plus d’un milliard d’euros pour soutenir les agriculteurs en difficulté et assurer la continuité de la production.
Mercredi 9 septembre, le préfet du Finistère a réuni pour la deuxième fois la cellule de veille départementale « sécheresse agriculture » afin de présenter les mesures du plan « Canicule, adaptation, sécheresse, incendies » (CASI) et leur déploiement dans le département.
Un fonds d’urgence de 235 M€ pour accompagner les exploitations les plus touchées
Mesure centrale du plan CASI, un fonds de réarmement agricole de 235 M€, placé sous le pilotage des préfets, permettra d’indemniser les pertes exceptionnelles et d’accompagner la reprise de la production agricole.
Près de 16 millions d’euros sont consacrés à la Bretagne, dont 3,79 M€ pour le Finistère.
Le dispositif sera accessible via Démarches numériques à partir de la semaine prochaine. Les premiers versements sont attendus dès le mois d’octobre.
Des mesures fiscales et sociales pour les exploitations fragilisées
Le dispositif de dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) a été immédiatement mobilisé sous l’autorité du directeur départemental des finances publiques.
Les exploitants sinistrés pourront bénéficier d’un allègement de leurs charges fiscales ou d’un remboursement lorsque la taxe foncière a déjà été acquittée.
Lorsque l’exploitant n’est pas propriétaire du foncier, le propriétaire bénéficiaire du dégrèvement doit, conformément à la loi, lui restituer l’avantage correspondant.
Par ailleurs, la MSA pourra prendre en charge tout ou partie des cotisations sociales agricoles des exploitations les plus fragilisées. Au regard de la gravité de leur situation, ces prises en charge pourront concerner en premier lieu les maraîchers. Les éleveurs de bovins, de volailles, producteurs de lait ou exploitants de grandes cultures et légumes de plein champs seront également des bénéficiaires prioritaires de ces aides.
Les exploitants en difficulté peuvent également être signalés auprès de la cellule départementale « RÉAGIR », qui permet d’identifier les situations fragiles et de proposer des solutions d’accompagnement adaptées.
Des aides prolongées à l’achat de carburants pour les travaux agricoles
Le guichet exceptionnel d’aide à l’achat de carburant agricole est prolongé jusqu’au mois d’octobre afin d’accompagner les travaux agricoles d’automne.
Ce dispositif avait permis d’allouer une aide de 3,6 centimes d’euros par litre de gazole non routier (GNR) en avril, puis de 15 centimes d’euros par litre du 1er mai au 31 août.
L’aide à l’achat d’engrais azotés est également prolongée : la période d’éligibilité des achats, initialement du 1er juin au 30 septembre 2026, est étendue jusqu’au 31 décembre 2026.
Une indemnisation accélérée des pertes de récolte
Le versement de l’indemnité de solidarité nationale (ISN) sera accéléré grâce à une procédure simplifiée, afin de permettre aux exploitants fortement touchés par les pertes de récolte de percevoir leurs indemnisations dans les meilleurs délais.
À l’échelle nationale, le plan CASI prévoit également la mobilisation de l’ISN pour les pertes de récolte, du régime des calamités agricoles pour les pertes de fonds non assurables, ainsi que des aides spécifiques pour les cotisations sociales, les engrais et le GNR.
Au total, ces mesures représentent plus d’un milliard d’euros au niveau national, dont :
- 520 M€ pour l’indemnité de solidarité nationale pour la prise en charge des pertes de récolte ;
- 300 M€ pour le dégrèvement de la taxe foncière sur les propriétés non bâties ;
- 30 M€ pour les calamités agricoles pour prendre en charge les pertes de fonds non-assurables;
- 20 M€ pour la prise en charge de cotisations sociales ;
- 145 M€ pour la prolongation de l’aide aux engrais ;
- 106 M€ pour la prolongation de l’aide au GNR.
Les services de l’État sont mobilisés, aux côtés des agriculteurs et de leurs représentants, pour déployer rapidement ces dispositifs et accompagner en priorité les exploitations les plus touchées par la sécheresse et les épisodes de canicule.
L’objectif est de permettre aux exploitants concernés de retrouver, dans les meilleurs délais, leurs capacités de production.
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