Contre l'utilisation détournée du protoxyde d'azote

Publié le 15 juin 2026

Contre l'utilisation détournée du protoxyde d'azote

Mis à jour le 14/04/2026

"Le protoxyde d’azote n’est pas un jeu. C’est un poison qui détruit des vies.

Lorsqu’un danger se banalise, il devient massif — et lorsqu’il devient massif, il devient mortel.

Je refuse que notre jeunesse paie le prix de cette indifférence. Dire la vérité, c’est protéger. Agir, c’est sauver.

Derrière quelques secondes d’euphorie, il peut y avoir une paralysie à vie, ou pire, la mort. Nous ne laisserons pas s’installer ce mensonge : ce produit tue.

Le Gouvernement sera au rendez-vous :

  • pour prévenir,
  • pour protéger,
  • pour responsabiliser
  • et pour sanctionner sans faiblesse ceux qui mettent des vies en danger."

Marie-Pierre Vedrenne, Ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur,
chargée de la Citoyenneté


CHIFFRES CLÉS entre 2022 et 2023:

  • Les signalements d’intoxications liés au protoxyde d’azote ont été multipliés par 3,
  • les cas graves ont été multipliés par 4 sur la même période ;
  • 59 % des signalements correspondent
  • à des usages répétés sur plus d’un an ;
  • 50 % décrivent une consommation quotidienne ;
  • 10 % concernent des mineurs.

80 % des signalements font état de troubles neurologiques.


Le protoxyde d’azote est un fléau pour nos jeunes. Il abîme la santé, il détruit des vies, il sème la mort. Ce n’est pas un gaz pour rigoler.

Il attaque le système nerveux, affaiblit les facultés cognitives et peut tuer.
Trop de jeunes en consomment sans en connaître les conséquences et dangers. 

UNE MOBILISATION COLLECTIVE CONTRE LE PROTOXYDE D’AZOTE

Travailleurs sociaux, élus locaux, parlementaires, et agents des forces de l’ordre : sur le terrain, de nombreux acteurs œuvrent en première ligne.

AU-DELÀ DE LA PRÉVENTION : LE PROJET DE LOI RIPOST

Le ministère apporte des réponses globales, où prévention et répression se répondent.
Sur le volet répressif, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a présenté, le 25 mars 2026, le projet de loi RIPOST, qui apporte de nouvelles mesures juridiques :

  • Inhaler du protoxyde d'azote, en dehors du cadre médical, deviendra un délit, passible d'une peine d'un an de prison et de 3750 euros d'amende.
  • Transporter du protoxyde d’azote sans motif légitime sera passible de 2 ans de prison et 7500 euros d'amende et la conduite sous son emprise de 3 ans de prison et 9000 euros d'amende. Sa vente sera strictement encadrée, interdite la nuit.
  • Vendre illégalement du protoxyde d’azote sera sanctionné de 6 mois d’emprisonnement et 7500 euros d’amende, et les commerces contrevenants feront l'objet d'une fermeture administrative.

Source : préfecture

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