Le préfet maintient l’ensemble du département des Vosges en situation de crise
Publié le 24 septembre 2026
Depuis le 17 juillet 2026, l’ensemble du département des Vosges est placé au niveau crise sécheresse. Face à une situation hydrologique qui demeure très dégradée, le préfet des Vosges maintient les mesures de restriction des usages de l’eau en vigueur sur l’ensemble du département.
Ces restrictions visent à préserver les ressources disponibles et à garantir en priorité les besoins essentiels de la population, notamment l’alimentation en eau potable, la santé et la salubrité publiques, la sécurité civile et l’abreuvement des animaux.
Une situation toujours très dégradée
Depuis le 17 juillet, les épisodes caniculaires se sont succédé et les précipitations sont restées insuffisantes. Cette situation a entraîné une nouvelle baisse des débits des cours d’eau et des niveaux des nappes souterraines.
Les précipitations enregistrées ces derniers jours restent insuffisantes pour permettre une amélioration durable de la situation. Celle-ci demeure très dégradée, malgré une relative stabilisation.
Par ailleurs, une vingtaine de communes, représentant environ 7 000 habitants, connaissent toujours des tensions sur leur ressource en eau potable. Quatre communes sont actuellement alimentées par camion-citerne. Près de 80 communes présentent également un risque de tension quantitative sur leur ressource en eau.
Dans ce contexte, le maintien du niveau de crise demeure nécessaire pour préserver les ressources et assurer les besoins prioritaires.
Des restrictions qui s’appliquent à tous
Le niveau crise implique notamment :
- l’interdiction du remplissage des piscines privées et des bains à remous, ainsi que leur remise à niveau
- l’interdiction du lavage des véhicules, hors impératifs sanitaires
- l’interdiction de l’arrosage des potagers entre 9 h et 20 h
- l’interdiction de l’arrosage des pelouses, espaces verts et terrains de sport, selon les dispositions prévues par l’arrêté préfectoral
- l’interdiction du nettoyage des façades, murs, toitures, trottoirs et autres surfaces imperméabilisées, sauf impératif sanitaire
- l’interdiction de l’irrigation des cultures par aspersion
- des limitations applicables à certains usages économiques ainsi qu’aux travaux en cours d’eau.
Ces mesures concernent l’ensemble des usagers de l’eau : particuliers, collectivités, entreprises, administrations, exploitants agricoles, exploitants de centrales hydroélectriques etc.
La situation appelle donc à la responsabilité et à la solidarité de chacun afin de limiter les consommations d’eau et de préserver les ressources disponibles.
Des restrictions maintenues jusqu’au 30 septembre avec une adaptation possible à tout moment
L’ensemble de ces dispositions reste applicable jusqu’au mercredi 30 septembre 2026, mais pourra être allégé ou levé avant cette échéance si l’évolution de la situation le permet. A l’inverse, si la situation l’exige, les restrictions pourront être prolongées au-delà du 30 septembre.
Le non-respect des mesures de restriction expose les contrevenants à une amende pouvant atteindre 1 500 €, portée à 3 000 € en cas de récidive. Près de 200 contrôles ont déjà été réalisés au cours de l’été. Les services de l’Etat poursuivront leurs opérations de contrôle tant que la situation l’exigera.
L’eau est un bien commun. Sa préservation est une responsabilité collective. Les économies d’eau réalisées aujourd’hui contribuent à préserver les ressources et à garantir les besoins essentiels de demain.