Journée nationale de la résilience : chacun peut agir pour mieux se protéger
Publié le 14 octobre 2026
Ce 13 octobre 2026 marque la 5e édition de la Journée nationale de la résilience. Connaître les risques, adopter les bons réflexes et préparer ses proches : chacun peut agir, à son échelle, pour mieux faire face aux situations d’urgence.
Inondation, tempête, mouvement de terrain, accident industriel… Une crise peut bouleverser notre quotidien : déplacements perturbés, coupures d’électricité, difficultés d’approvisionnement ou nécessité de quitter son logement. Dans les Yvelines comme ailleurs, se préparer permet de limiter les conséquences de ces événements et de faciliter l’intervention des secours.
La résilience, qu’est-ce que c’est ?
La résilience est notre capacité à anticiper une crise, à y faire face et à retrouver progressivement un fonctionnement normal, en tirant les enseignements de ce qui s’est passé.
Elle se construit collectivement, grâce à la préparation des services de l’État, des communes, des secours, des entreprises et des associations. Elle repose aussi sur chacun d’entre nous. Connaître les consignes, préparer quelques équipements et veiller sur ses proches contribue à protéger toute la population.
Devenir acteur de sa sécurité commence par des gestes simples, accessibles à tous.
S’informer : connaître les risques autour de soi
Les risques varient selon les lieux où l’on habite, travaille ou se déplace. Dans les Yvelines, certains secteurs sont notamment exposés aux inondations, aux mouvements de terrain ou aux risques liés aux activités industrielles et au transport de matières dangereuses.
Pour connaître votre exposition, consultez le portail Géorisques en renseignant votre adresse. Votre mairie peut également vous informer à travers le document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM), qui présente les risques locaux et les consignes de sécurité.
Repérez aussi les sources officielles à consulter : préfecture, mairie, vigilance de Météo-France et Vigicrues pour les cours d’eau surveillés.
Se préparer : quelques réflexes à adopter dès aujourd’hui
Prenez un moment pour discuter en famille de ce que vous feriez en cas d’urgence : quels contacts prévenir ? Quels besoins particuliers anticiper pour les enfants, une personne dépendante ou les animaux domestiques ? Où conserver les documents indispensables ?
Le plan individuel de mise en sûreté (PIMS) vous accompagne dans cette préparation, en trois étapes : s’informer, se préparer et agir.
Préparez également un kit d’urgence pour 72 heures, utile en cas de coupure des réseaux ou de départ précipité. Il comprend notamment :
- de l’eau potable — le repère proposé est de six litres par personne — et des aliments ne nécessitant pas de cuisson ;
- une radio et une lampe à piles, avec des piles de rechange ;
- une trousse de premiers secours et les médicaments nécessaires ;
- des vêtements chauds et une couverture de survie ;
- un chargeur de téléphone, des copies des documents essentiels et un peu d’argent liquide.
Adaptez ce kit aux besoins de votre foyer, placez-le dans un endroit accessible et vérifiez son contenu une fois par an.
En cas d’alerte : suivre les consignes adaptées à la situation
Une notification FR-Alert, une sirène ou un message des autorités doit vous conduire à prendre connaissance des consignes et à les appliquer. Selon le danger, il peut être nécessaire de se mettre à l’abri ou d’évacuer.
Suivez les informations de la préfecture et de votre mairie. Limitez les appels aux secours aux situations d’urgence et ne relayez que des informations vérifiées.
En cas d’inondation, ne vous engagez jamais sur une voie submergée, à pied ou en voiture. N’allez pas chercher vos enfants à l’école pendant une alerte : les équipes appliquent les dispositifs de mise en sûreté.
La solidarité fait aussi partie de la préparation
Prendre des nouvelles d’un voisin isolé, aider un proche à préparer son kit ou se former aux gestes de premiers secours sont autant de façons de renforcer la résilience collective, dans la mesure de ses possibilités et sans se mettre en danger.
La Journée nationale de la résilience constitue un rendez-vous pour apprendre et s’entraîner. Cette préparation se poursuit toute l’année : mieux connaître les risques aujourd’hui, c’est mieux se protéger demain.
Pour aller plus loin :