Mouvements lycéens : le préfet prend des mesures de sécurite
Publié le 14 octobre 2026
Depuis le 29 septembre, plusieurs établissements scolaires du Tarn-et-Garonne sont concernés par des mouvements lycéens.
Certaines actions aux abords des établissements ont donné lieu à des troubles à l’ordre public. Des jets de projectiles, des vols et dégradations, des feux de poubelles et l'utilisation de mortiers d’artifice ont été constatés.
Face aux risques de nouvelles exactions contre les personnes et les établissements scolaires, notamment par le recours à des engins pyrotechniques ou des tentatives d’incendie, Sébastien Cauwel, préfet de Tarn-et-Garonne, a pris un arrêté préfectoral interdisant sur l’ensemble du département, du jeudi 1er octobre 18h00 au mardi 6 octobre 2026 inclus :
- l’achat, la vente, la cession, le port, le transport et l’utilisation d’artifices de divertissement et d'articles pyrotechniques ;
- la distribution, la vente au détail, l’achat, le port et le transport de carburants, de produits combustibles ou corrosifs (sauf motif légitime).
Ces mesures visent à prévenir toute atteinte à la sécurité des personnes, des biens et des établissements.
Des contrôles préventifs pourront être réalisés aux abords des lycées afin de garantir le maintien de l’ordre public. Tout manquement aux dispositions de cet arrêté fera l’objet de sanctions pénales.
De plus, lundi 5 octobre, afin de garantir la sécurité des élèves et des personnels, les 3 lycées suivants seront fermés : les lycées Jules Michelet et Antoine Bourdelle à Montauban, le lycée Claude Nougaro à Monteils. Les cours seront dispensés en distanciel.
Le préfet de Tarn-et-Garonne a pris un arrêté d’interdiction d’attroupements et de manifestations aux abords de ces trois lycées pour la journée de lundi 3 octobre.
Mardi 6 octobre, c’est l’ensemble des lycées publics du département qui seront fermés. Les cours seront dispensés en distanciel.
Le préfet salue le travail de l’ensemble des effectifs mobilisés sur le département dont la réactivité a permis d’assurer la sécurité des élèves et des populations.Il appelle par ailleurs à la responsabilité de chacun, et condamne fermement les dégradations commises depuis le début du mouvement.