La réglementation sur les armes blanches évolue
Published on June 15, 2026
La réglementation sur les armes blanches évolue
Les commerces (hors armurerie) qui vendent des armes blanches de type poignards, couteaux-poignards, matraques, couteaux "papillon", couteaux automatiques à cran d'arrêt, étoiles de Ninja et "coups de poing américain" doivent désormais détenir une autorisation préfectorale nécessaire pour vendre des armes.
Depuis l’arrêté du 4 juillet 2025, ces commerces ont obligation de demander leur autorisation de commercialisation avant le 4 janvier 2026 auprès du service armes de la préfecture : pref-armes@aube.gouv.fr
Si vous connaissez, sur votre territoire, des commerces de vente de ces armes, vous pouvez les informer de ce changement de réglementation.
Le changement de réglementation sur le classement des armes blanches emporte les conséquences suivantes :
- Interdiction de commercialisation et de détention d’armes blanches classées en catégorie A1.
Relèvent de cette catégorie (décret du 05/09/2025) : les couteaux dits "zombies" et les coups de poing américain à quatre trous postérieurs à 1900. Les détenteurs (particuliers et commerces) de ces armes ont jusqu'au 6 décembre 2025 pour les remettre à un service de police ou de gendarmerie. Au-delà, ils encourent une peine de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende.
Pour rappel, toutes les armes sont interdites de vente aux mineurs. Un affichage spécifique existe pour les commerces d'armes à feu et d'armes blanches classées. Les commerces d'armes blanches non classées (physique et en ligne) sont soumis à cette même obligation d'affichage mentionnant l'interdiction de vente aux mineurs.
Le port et le transport d'une arme blanche sont interdits sauf motif légitime. La jurisprudence considère que le port d'un objet du quotidien (tournevis, couteau de cuisine, ciseau, canif...), susceptible de blesser ou de tuer s'il est détourné de son usage, est soumis également à un motif légitime. En cas de contrôle, les forces de l'ordre s'appuieront sur les circonstances tenant par exemple à la personne (mineur, groupe...), au lieu (gare, établissement scolaire...), au moment (soirée, événement festif...), à l'objet (caractéristiques, utilité...). Le port sans motif légitime est passible d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende.

