Lutte contre le recours abusif aux contrats précaires : une campagne nationale lancée en 2025
Published on June 15, 2026
Lutte contre le recours abusif aux contrats précaires : une campagne nationale lancée en 2025
Lutte contre le recours abusif aux contrats précaires : une campagne nationale lancée en 2025
Les contrats à durée déterminée (CDD) et les contrats de travail temporaire (CTT) peuvent avoir des impacts significatifs sur la vie des travailleurs.
Les contrats précaires, créateurs d’inégalité dans les évolutions professionnelles
Les logiques d’usage des contrats temporaires entrainent des conditions de travail particulières, caractérisées par une insécurité de l’emploi et un risque de chômage accru, fréquemment associé à un faible taux d’accès à la formation et à un salaire moindre.
Les trajectoires salariales des salariés en emploi temporaire ne sont d’ailleurs pas comparables à celles de leurs homologues en emploi stable. De même, le sentiment d’appartenir à un groupe d’employés périphériques et de ne pas se sentir suffisamment intégré dans l’entreprise pourrait réduire la satisfaction au travail.
Par ailleurs, ces travailleurs peuvent subir davantage de difficultés pour concilier vie professionnelle et vie personnelle, accéder à un logement, obtenir un crédit bancaire et/ou se projeter à long terme.
Les salariés en contrat précaires sont plus souvent victimes d’accidents du travail
Par ailleurs, les salariés employés en contrat précaire sont, d’une manière générale, d’avantage exposés à des conditions de travail difficiles et à des risques d’accidents du travail.
On constate que les secteurs d’activité ayant le plus fort recours aux contrats précaires présentent également la plus forte sinistralité au travail en 2019.
En effet, l’enchaînement de contrats courts et de missions différentes place les travailleurs dans des situations de méconnaissance des lieux de travail, de l’organisation du travail, des méthodes et outils déployés ce qui peut être à l’origine d’accidents du travail mais également de stress et de fatigue.
L’absence d’ancienneté sur le poste est un facteur déterminant de la sinistralité au travail. D’après la CNAM, en 2017, 28% des accidents du travail ayant entraîné au moins quatre jours d’arrêt de travail concernaient des victimes dont l’ancienneté était inférieure à un an.
En 2022 selon la DARES, dans le secteur de l’intérim, le risque d’accident du travail avec arrêt était deux fois plus élevé que la moyenne. Les intérimaires exercent fréquemment dans les secteurs à risque et, pour un secteur donné, le risque d’accident est supérieur pour les intérimaires par rapport aux autres salariés.
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