DISCOURS préfet de la région Guadeloupe - 14 juillet 2026
Published on July 25, 2026
14 juillet 2026 - Palais d'Orléans
Prise de parole de Monsieur le Préfet de la région Guadeloupe
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les représentants de l'autorité judiciaire,
Mesdames et Messieurs les chefs de service de l'État,
Mesdames et Messieurs les représentants des cultes,
Mesdames et Messieurs les représentants du monde économique, associatif et combattant,
Mesdames et Messieurs en vos grades et vos qualités,
Chers compatriotes,
Tout d'abord merci a ceux qui ont participé au défilé, il y a quelques instants, merci en particulier au Dumont d'Urville qui est revenu exprès du Venezuela pour participer à cette cérémonie.
Merci aussi aux bleus -je veux bien sur parler de notre équipe de football !-, qui depuis plusieurs semaines nous font vibrer... et nous ont fait rêver qu'une troisième étoile était à notre portée... ambition stoppée brutalement cet après-midi par un adversaire mieux organisé que nous. je souhaite le meilleur à l'Espagne, qu'elle devienne championne du monde !
Mais revenons à notre 14 juillet !
II y a des jours qui appartiennent au calendrier. Et il y a des jours qui appartiennent à la Nation.
Le 14 juillet est de ceux-là.
Il est à la fois le souvenir d'un peuple qui se lève contre l'arbitraire, et celui d'un peuple qui choisit de se rassembler. Il porte en lui deux images fondatrices : celle de la Bastille, symbole d'un ordre ancien qui vacille ; et celle de la Fédération, un an plus tard, quand la France cherche à se reconnaître comme une communauté de destin.
C'est pourquoi notre fête nationale n'est pas seulement la fête d'une victoire. Elle est la fête d'une promesse.
La promesse que la liberté vaut mieux que la peur.
La promesse que l'égalité vaut mieux que les privilèges.
La promesse que la fraternité vaut mieux que l'indifférence.
La promesse, enfin, que la République n'est jamais donnée une fois pour toutes : elle se construit, elle se défend, elle se transmet.
Ici, en Guadeloupe, cette promesse républicaine résonne d'une manière singulière.
Elle résonne avec une histoire profonde, exigeante, douloureuse. Une histoire marquée par l'esclavage, par les combats pour la dignité et par l'attachement viscéral à la liberté. Une histoire qui nous oblige.
Elle nous oblige à regarder lucidement ce qui fut, pour mieux construire ensemble ce qui doit être.
Car la République n'efface pas les mémoires. Elle doit les accueillir. Elle doit les respecter. Mais elle doit aussi nous donner la force d'avancer, ensemble, vers l'avenir.
C'est cela, faire Nation.
Nous vivons dans un monde où les menaces se rapprochent. La guerre est revenue sur le continent européen. Les équilibres internationaux se durcissent. Les trafics, les criminalités organisées, les violences armées ne connaissent plus les frontières. Le dérèglement climatique bouleverse nos territoires, fragilise nos infrastructures, expose nos populations. Les droits fondamentaux, que nous pouvions croire acquis, sont contestés, parfois attaqués, souvent relativisés.

